Examens environnementaux de l'OCDE : France 2016

 

DOI:http://dx.doi.org/10.1787/9789264252592-fr

 

Ce rapport est le troisième examen environnemental de la France. Il évalue ses progrès en matière de développement durable et de croissance verte, avec un accent particulier sur la transition énergétique et la biodiversité.


PROSPECTIVES : HORIZON 2020

 

Il y a 15 ans, en décembre 2000, naissait le Magazine de la Communication de crise, devenu le Magazine de la communication de crise et sensible en 2005 lorsque l’Observatoire International des Crises (OIC) officialisait l’invention de la communication sensible, travail de recherche initié en 2000 sur des bases que Thierry Libaert (membre du CS et du conseil du PRé) posait déjà en 1992 dans son livre « La communication verte ».

Les auteurs semblent s’accorder sur plusieurs points : la complexité et la porosité croissante des systèmes, l’accélération de l’information, la nécessité de changer de modèles de gestion de crise pour faire face à l’inconnu, plus décentralisé, plus imaginatif, plus inspiré et plus intégré qui devront se défaire du modèle de l’urgence ou de l’ordre militaire face à des crises composites, ingénieuses, imaginatives qui s’écrivent dans des récits fragmentaires qui s’entrelacent et se moquent des stratégies de communication simplistes.

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Les recommandations de la commission Travail-Emploi-Formation du CNCPH (Conseil national consulatif des personnes handicapées

Les personnes en situation de handicap ont trois fois moins d’opportunité d’occuper un emploi et deux fois plus de risque de connaitre le chômage. Seul 43% des personnes reconnues en situation de handicap sont actives. 35% sont en emploi. Le taux de chômage des personnes handicapées est deux fois supérieur à celui de la population générale. Les personnes en situation de handicap sont moins qualifiées, moins formées et plus âgées que la population générale. Le nombre de personnes en situation de handicap qui travaille augmente, aujourd’hui près d’un million de personnes handicapées travaillent, dont 80% en milieu ordinaire de travail. Quand elles travaillent, les personnes en situation de handicap occupent plus souvent un emploi peu ou pas qualifié, plus souvent que d’autres à temps partiel ou en situation de sous-emploi. Le handicap est la 2ème de  cause de discrimination recensée par le Défenseur des droits et ce principalement dans l’emploi. Les personnes en situation de handicap ont des qualités, des capacités et des compétences qui doivent pouvoir s’exprimer sur le marché du travail.

 

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REFORME DECENTRALISATION

 

Les députés ne veulent pas d’une nouvelle usine à gaz

 

Publié le 30/05/2018 • Par Jean-Baptiste Forray

La Gazette.fr

 

Dans leur rapport présenté le 30 mai 2018, Jean-François Cesarini (LREM), Arnaud Viala (LR) et Guillaume Vuilletet (LREM) souhaitent promouvoir les espaces de projet et la responsabilité territoriale des entreprises, au détriment d’un nouveau grand soir de la carte administrative.

La doctrine territoriale de l’Assemblée de l’après-cumul se précise. Après la naissance fin 2017 de la délégation aux collectivités, la mission sur une nouvelle étape de la décentralisation a rendu ses conclusions le 30 mai 2018. Au programme, pas de nouveau chamboule-tout, mais la prime aux territoires de projet.

L’instance pilotée par un trio composé de Jean-François Cesarini (LREM, Vaucluse), Arnaud Viala (LR, Aveyron) et Guillaume Vuilletet (LREM, Val-d’Oise) veut ainsi instaurer des pôles territoriaux en lieu et place des pôles d’équilibre territorial et rural et des pôles métropolitains. Des structures souples qui accorderaient toute leur place aux entreprises.

 

À lire aussi

 

 

La prime à l’expérimentation

 

Dans une veine très nouveau monde, le rapport envisage aussi le lancement de « projet angels » sur le modèle des business angels qui se déplaceraient pour soutenir les projets.

 

C’est définitivement dans l’expérimentation que se trouve, selon les députés, le salut des territoires. Aussi, Jean-François Cesarini, Arnaud Viala et Guillaume Vuilletet espèrent beaucoup du droit à la différence locale qu’Emmanuel Macron veut introduire à l’article 72 de la Constitution. Une réforme girondine qu’ils ne souhaitent pas réserver aux seules collectivités. Les fameux territoires de projet doivent aussi en bénéficier, peut-on lire dans leurs conclusions.

 

Autre piste de ce rapport parfois un tantinet impressionniste : un engagement territorial des entreprises qui complèterait leur responsabilité sociale et environnementale.

 

À lire aussi

 

 

Vers la fin des grands appels à projets nationaux ?

 

De manière générale, ce rapport veut libérer les initiatives des collectivités dans une logique ascendante. Cela passe par la dévitalisation des grands appels à projets nationaux définis depuis Paris, qui sont la règle depuis une quinzaine d’années en matière d’aménagement du territoire. Les députés se gardent néanmoins de définir une marche à suivre très précise.

 

Ils espèrent, en tout cas, beaucoup de la future Agence nationale de la cohésion des territoires. Cette structure devra s’affirmer comme le guichet de l’Etat pour l’ingénierie locale, écrivent en substance les députés. Une manière de lutter contre les fractures territoriales. « Les métropoles ne ruissellent pas, juge Jean-François Cesarini. On est simplement passé d’une capitale nationale à des capitales régionales qui captent 80 % de l’emploi privé et l’essentiel des investissements. »

 

Son collègue Guillaume Vuilletet ne se montre pas pour autant conquis par le 1 % métropoles, ponction sur les grands groupements urbains au bénéfice de la France péri-urbaine et rurale. Une pierre dans le jardin du secrétaire d’Etat à l’Action et aux Comptes Publics, Olivier Dussopt qui prônait cette solution quand il présidait l’Association des petites villes de France.

 


"Delivering Climate Change Progress", par Dan ESTY, professeur de droit et de politique environnementale à l’Université de Yale; directeur du Yale Center for Law and Environmental Policy et administrateur du Center for Business and the Environment à l'Université de Yale. Membre du conseil scientifique du PRé

Delivering Climate Change Progress

Environmental Law Institute; Mar-Apr. 2018 Issue


AVIS du Comité économique et social européen

Proposition de règlement du Conseil sur le programme de recherche et de formation de la Communauté européenne de l’énergie atomique (2019-2020) complétant le programme-cadre
pour la recherche et l’innovation «Horizon 2020»

[COM(2017) 698 final – 2017/312 (NLE)]

 

Rapporteur: Jacques LEMERCIER

Consultation

Commission européenne, 18/01/2018
Conseil de l’Union européenne, 10/01/2018

 

Base juridique

article 106 bis du Traité Euratom et article 304 TFUE

 

 

Compétence

Section spécialisée «Marché unique, production et consommation»

Adoption en section spécialisée

09/03/2018

Adoption en session plénière

14/03/2018

Session plénière no

533

Résultat du vote
(pour/contre/abstentions)

178/0/7

 

1.           Conclusions et recommandations

 

1.1        Le programme Euratom 2019-2020 reprend les activités de recherche du programme Euratom 2014-2018 et est totalement cohérent avec ce dernier. La proposition de la Commission contient très peu de modifications. Celles-ci touchent pour la plupart au budget et ont pour objectif d’assurer la continuité du programme.

 

1.2        Le CESE prend acte de ces modifications en tenant compte de ses avis précédents sur ce sujet[1].

 

1.3        L’objectif premier de la recherche dans le domaine de la fission financée par Euratom est de renforcer la sûreté des technologies nucléaires. Le CESE estime que les aspects liés à la sûreté nucléaire doivent faire l’objet de la plus grande attention possible. La réduction et le stockage des déchets radioactifs à vie longue, le contrôle des matières fissiles et la radioprotection doivent faire également partie des priorités. Ces axes de recherche doivent être partagés dans le cadre du Forum européen de l’énergie nucléaire (ENEF) au sein duquel la société civile – dont le CESE – est représentée.

 

1.4        Le CESE réitère et confirme l’essentiel du message qu’il avait formulé en la matière dans ses avis précédents, à savoir qu’il convient de maintenir et d’approfondir l’état des connaissances sur les technologies nucléaires, leur utilisation et leurs conséquences. Compte tenu de sa fonction de coordination, de la mise en commun des ressources et de l’intégration des efforts conjoints, le programme-cadre de R&D Euratom apporte une valeur ajoutée européenne considérable dans ce contexte[2].

 

1.5        Le CESE rappelle également son souhait que la Commission européenne continue à prôner le développement d’énergies non fossiles renouvelables et procède à un rééquilibrage du poids de l’énergie nucléaire dans les paniers énergétiques des États.

 

1.6        Suite aux incidents multiples intervenus dans les centrales européennes, il est désormais démontré que la sous-traitance est un facteur d’insécurité dans la maintenance des centrales nucléaires. Le CESE est d’avis que la sous-traitance doit être limitée et très encadrée.

 

1.7        Le CESE demande qu’une attention particulière soit accordée à ces questions dans le cadre du Brexit et de l’abandon de facto du traité Euratom par le Royaume-Uni.

 

2.           Résumé du document de la Commission

 

2.1        L’objectif de la proposition de la Commission est d’adopter un nouveau règlement prolongeant toutes les activités de recherche menées en vertu du règlement (Euratom) n° 1314/2013 du Conseil sur le programme de recherche et de formation de la Communauté européenne de l’énergie atomique (2014-2018) complétant le programme-cadre pour la recherche et l’innovation «Horizon 2020».

 

2.2        La proposition de programme Euratom pour la période 2019-2020 constitue un complément au programme «Horizon 2020». Elle établit le budget pour les actions directes et indirectes, fixe des objectifs de recherche et développement (R&D) et énumère les instruments de soutien à la R&D.

 

2.3        Conformément à l’article 7 du traité Euratom, le programme actuel (2014-2018) est défini pour une période qui ne peut excéder cinq années. La proposition vise à assurer la poursuite sans interruption du programme en 2019 et 2020. Cette approche garantira une plus grande cohérence avec le calendrier du programme «Horizon 2020». L’intérêt est d’autant plus grand que les programmes Horizon 2020 et Euratom poursuivent des objectifs mutuellement profitables.

3.           Observations générales

 

3.1        Le CESE prend note des conclusions de la Commission concernant l’évaluation intermédiaire du programme Euratom 2014-2018 et notamment le fait que les analyses effectuées par la Commission «n’ont fait apparaître aucun élément probant remettant en question la stratégie et le format du programme 2014-2018 ou exigeant de proposer une révision de la portée, des activités ou du mode de mise en œuvre du programme pour 2019-2020».

 

3.2        Le CESE note aussi que la consultation publique effectuée entre octobre 2016 et janvier 2017 pour documenter l’évaluation intermédiaire du programme Euratom 2014-2018 et la proposition de programme Euratom 2019-2020 a révélé des appréciations globalement positives: 80 % des participants ont trouvé le programme pertinent (d’accord ou tout à fait d’accord). Par ailleurs, les participants ont particulièrement apprécié les résultats obtenus en ce qui concerne l’éducation et la formation, la recherche sur la gestion des déchets, la sûreté des réacteurs existants et la recherche sur la fusion. En revanche, le programme ne semble pas avoir eu un effet de levier sur les investissements privés.

 

3.3        Enfin, la Commission s’engage à veiller à ce que les recommandations faites par les différentes parties prenantes soient prise en compte lors de la préparation du programme de travail Euratom 2019-2020 ou dans le cadre de ses activités habituelles de contrôle et de gestion du programme Euratom et que les recommandations portant sur des aspects à plus long terme soient examinées dans l’analyse d’impact ex ante du prochain programme Euratom qui s’inscrit dans le nouveau cadre financier pluriannuel (post-2020).

 

3.4        Le CESE prend acte de ce qui précède et, tenant compte de ses avis précédents sur ce sujet, donne son soutien à la proposition de la Commission.

 

3.5        Dans la lignée de ses avis précédents, le CESE souligne que l’objectif premier de la recherche dans le domaine de la fission financée par Euratom est de renforcer la sûreté des technologies nucléaires. Le CESE estime que les aspects liés à la sûreté nucléaire doivent faire l’objet de la plus grande attention possible. La réduction et le stockage des déchets radioactifs à vie longue, le contrôle des matières fissiles et la radioprotection doivent faire également partie des priorités.

 

3.6        Le CESE souligne encore un fois qu’il convient de maintenir et d’approfondir l’état des connaissances sur les technologies nucléaires, leur utilisation et leurs conséquences. Compte tenu de sa fonction de coordination, de la mise en commun des ressources et de l’intégration des efforts conjoints, le programme-cadre de R&D Euratom apporte une valeur ajoutée européenne considérable dans ce contexte[3].

 

Bruxelles, le 14 mars 2018

Georges DASSIS

Président du Comité économique et social européen

 

 

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LA BIOECONOMIE DURABLE
ADEME&Vous le Mag n° 112 — janvier / février 2018
Bioéconomie durable : un secteur vivant et stratégique​

Consacré aux besoins alimentaires, à la limitation du recours aux matériaux fossiles et aux énergies d’origine non renouvelable,etc.
La bioéconomie, autrement dit la production, l’utilisation et la transformation de la biomasse, envisagée de manière durable, constitue un levier majeur de la transition écologique et énergétique. C’est pourquoi l’ADEME soutient les démarches de ses protagonistes, notamment : producteurs, territoires, entreprises de transformation, distributeurs, et consommateurs.

A lire dans le dossier :

Zoom sur… : Les énergies renouvelables : un potentiel pour l’agriculture
Regards croisés : Forêt et filière bois, des acteurs clés : Jean-Luc Peyron, GIP ECOFOR, membre de l’Académie d’agriculture de France, et Alba Departe, ingénieurs à l’ADEME
Reportage : Tous associés pour manger mieux
Avis d’expert : Alice Gueude
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demaintouscretins.com
Un documentaire de 56 minutes écrit et réalisé par Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade
Au générique duquel figure notre amie Marie Beuzard, membre du collège fondateurs du PRé, journaliste scientifique, chargée de programme TV à ARTE.

A voir et revoir revoir sur LCP, ainsi que le débat qui a suivit... Sujet qui reste on ne peut plus d'actualité !

Coproduction Yuzu Productions, CNRS, Arte France. 2017
avec la participation de LCP - Assemblée Nationale

Diffusion sur ARTE : le 11 novembre 2017 à 22h30

 

Demain, tous crétins ? bande annonce ARTE www.demaintouscretins.com


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INITIATIVES DES COOPERATIVES EN FAVEUR DE L'ECONOMIE CIRCULAIRE
Suite à un premier recensement en 2015 une nouvelle édition 2017 (décembre) est présentée.
Ce document met en lumière des exemples qui s’articulent autour des piliers de l’économie circulaire tels que l’approvisionnement durable, l’écoconception, l’écologie industrielle et territoriale, l’économie de la fonctionnalité, la consommation responsable et le recyclage. Ces initiatives recouvrent l'ensemble de la chaîne alimentaire, "depuis la mobilisation des agriculteurs, la transformation agroalimentaire, jusqu’à la sensibilisation des consommateurs".
Coopératives & economie-circulaire.pdf
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ABÉCÉDAIRE DE LA CONTEMPORANÉITÉ

octobre 2017 • 128 pages

 

 

Christiane Legris-Desportes, Ferenc Fodor
Dynamiques contemporaines
SOCIOLOGIE

 

Humanimalité, egocratie, nomophobie, quels drôles de mots ! Ah, par contre, transparence, crise et confiance, ça, on connaît, on en entend parler tous les jours ! Et l'ubérisation, une civic tech, c'est quoi exactement ? L'écolangage, c'est parler de changement climatique et de développement durable ?

 

Contributeurs: Catherine Bitoun, Sophie Bonnaud Le Roux, Valérie Brunetière, Sylvie Camet, Andrea Catellani, Patrick Couton Wyporek, Zsuzsa Ferge, Ferenc Fodor, Julien Gerval, Jérôme Guibourgé, Christiane Legris-Desportes, Thierry Libaert *, Julien Longhi et Laurence Petit Dessaint

 


*Thierry Libaert est membre du conseil scientifique du PRé

 


L’ AGRONOMIE GRANDEUR NATURE

 

Le Centre d’études biologiques de Chizé*mène des travaux en plein champ à l’échelle du paysage sur les interactions entre environnement et production agricole. Parmi ses conclusions : on peut augmenter le rendement des céréales avec moitié moins de pesticides et d’azote

 

LE MONDE SCIENCE ET TECHNO | 27.06.2016

 

Par Stéphane Foucart (Chizé, envoyé spécial)

 

Ils étaient près de quatre-vingts à avoir fait le déplacement. Quatre-vingts agriculteurs – céréaliers, éleveurs, apiculteurs – rassemblés, samedi 18 juin, au Centre d’études ­biologiques de Chizé (CEBC, CNRS-université de La Rochelle), dans les Deux-Sèvres.

 

Ils étaient venus assister à la restitution annuelle des résultats du laboratoire. Silence attentif dans la salle de conférences de l’unité de recherche, installée au cœur de la forêt de Chizé. Ecoute attentive mais aussi étonnée, car Vincent Bretagnolle (CNRS) présente cette année un résultat stupéfiant.

 

Le rendement économique des céréaliers peut être substantiellement augmenté – jusqu’à 200 euros par hectare de blé ! – en divisant par deux la quantité d’herbicides et d’engrais azotés épandus. La première question qui vient à l’esprit est : en les remplaçant par quoi ? « En les remplaçant par rien du tout », ­répond le chercheur.

 

Si les agriculteurs se déplacent chaque année aussi nombreux pour assister à la grand-messe du Centre d’études biologiques de Chizé, c’est aussi qu’ils sont, en quelque sorte, coauteurs des résultats présentés. Sans eux, rien ou presque ne serait possible.

 

« La zone atelier Plaine et Val de Sèvre sur laquelle nous travaillons fait 450 kilomètres carrés, et recouvre plus de 400 exploitations agricoles, plus de 15 000 parcelles, explique Vincent Bretagnolle, le directeur de la zone atelier. Nous pouvons ainsi faire de l’expérimentation à l’échelle d’un territoire,manipulerles paysages pour explorer les relations entre la biodiversité et les activités agricoles, mais nous ne pouvons le faire qu’avec le concours des agriculteurs. »

 

 

Les mauvaises herbes aussi aiment l’azote

 

 

Cette participation à la recherche est enthousiaste et désintéressée. A chaque fois que les exploitants sont sollicités et qu’un surcroît de travail leur est demandé pour apporter leur concours à une ­expérience, un dédommagement financier leur est proposé. Mais dans l’écrasante majorité des cas, ils le déclinent.

 

La zone atelier est un vaste damier sur lequel les chercheurs déplacent ainsi des pions : installer une prairie ici, retarder la fauche de la luzerne là, épandre plus d’azote ici et moins d’herbicides ailleurs… Et voir comment environnement et production agricole coréagissent.

 

Le bric-à-brac du laboratoire, ce sont des sachets de thé enterrés, puis déterrés et pesés pour mesurer la capacité des sols à dégrader la matière organique, des bocaux d’échantillons de retour du terrain, des pièges à insectes bricolés à partir de fond de bouteilles plastiques. 

 

L’expérience phare présentée cette année, testant l’efficacité des herbicides et engrais azotés, est partie d’une idée simple. « Dans un champ de blé, l’agriculteur a deux outils de pilotage principaux : les herbicides et l’azote. Il met de l’azote pour avoir plus de blé et des herbicides pour avoir moins d’adventices [mauvaises herbes] », raconte le chercheur.

 

« Mais lorsqu’il met de l’azote, ajoute-t-il, les adventices l’utilisent aussi. Notre idée a donc été de chercher à étudier la compétition qu’il pouvait y avoir entre le blé et les adventices. »

 

Dans une première étude, menée en 2007, 150 parcelles de trente exploitations de la zone atelier ont été enrôlées. L’échantillon balaie tout le spectre des pratiques, depuis les plus gros utilisateurs d’herbicides et d’azote jusqu’à des agriculteurs bio n’utilisant ni l’un ni l’autre. Une première analyse corrélative, à paraître dans une revue internationale, suggère qu’une réduction des herbicides ne semble pas avoir d’impact important sur les rendements.

 

Pour achever la démonstration, les chercheurs sont allés plus loin : ils ont demandé aux agriculteurs de diviser leurs parcelles en huit sous-parcelles et de faire varier les paramètres : présence ou absence de culture, quantités variables d’azote et d’herbicides utilisés, etc.

 

Les résultats de ces travaux, en cours de finalisation, suggèrent qu’une réduction couplée d’azote et d’herbicides ne conduit à aucune baisse de rendement. Et l’intégration de ces données dans des modèles économiques montre des gains économiques importants.

 

« Ce que l’on montre, grosso modo, c’est que les herbicides font baisser la diversité d’adventices en détruisant bien plus les espèces rares que les espèces les plus communes qui portent, elles, préjudice aux cultures », explique Vincent Bretagnolle.

 

Pour la première fois en plein champ

 

Reste une question : pourquoi, si ces résultats sont valides, les agriculteurs persistent-ils à utiliser autant d’intrants ? « En station, dans des conditions ultracontrôlées, les instituts techniques trouvent des résultats à l’opposé, constate en effet le chercheur. Mais ces conditions ne sont jamais remplies en plein champ, en conditions réelles. C’est tout l’intérêt de travailler comme nous le faisons, à l’échelle du paysage, en tenant compte de toutes les diversités de comportements des agriculteurs, des différents environnements, etc. »

 

Aussi incroyable que cela paraisse, de tels essais, grandeur nature, « n’avaient au­paravant jamais été menés en plein champ », précise Vincent Bretagnolle.

 

En milieu contrôlé, les problèmes sont considérés et traités un par un, indépendamment les uns des autres. « Or les systèmes écologiques sont des systèmes complexes. Si on prend l’exemple très simple d’une proie et de son prédateur étudiés en système clos, le résultat de toute expérience ou de toute modélisation est très simple : l’un puis l’autre disparaissent, illustre le chercheur. Mais dès lors que ce système confiné est connecté à un autre système, la proie et le prédateur persistent. Et plus on connecte les milieux, plus l’espace est continu, plus les résultats divergent de ce que l’on trouve dans un environnement clos et simplifié à l’excès. » Dans la vie réelle, la complexité de l’écosystème s’impose.

 

Plus de pollinisateurs, plus d’oléagineux

 

La destruction – pour une grande part inutile – des adventices a-t-elle un effet direct sur d’autres compartiments de l’écosystème ? A l’évidence. « Entre la floraison du colza et celle du tournesol, les abeilles et les pollinisateurs en général sont confrontés à une forme de disette, explique Clovis Toullet, chercheur associé au dispositif Ecobee, mis en place par l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) et hébergé par la zone atelier. Au cours de cette période, ce sont précisément les adventices qui permettent de nourrir les abeilles. »

 

Les cinquante ruches du dispositif sont placées aléatoirement dans la zone atelier et servent d’observatoire de la qualité de l’environnement : les principaux paramètres de chaque colonie sont régulièrement mesurés – mortalité et démographie, taille du couvain, production de miel, présence de pathogènes ­naturels, type de pollen rapporté. Ainsi, il a été possible de montrer que c’est une adventice (par ailleurs élégante), le coquelicot, qui fournit à ­certaines périodes de l’année jusqu’à 60 % de leur pitance aux ruches.

 

Eradiquer trop d’adventices, c’est donc affaiblir les colonies d’abeilles et les pollinisateurs sauvages. C’est, en conséquence, prendre le risque de faire chuter les rendements des cultures de tournesol et de colza avoisinantes. C’est un des autres grands résultats obtenus à Chizé.

 

Mais l’expérimentation est délicate : il est impossible de manipuler finement la quantité d’abeilles ou de pollinisateurs – on en dénombre près de 250 espèces sur la zone atelier – qui fréquentent un champ d’oléagineux.

 

Les chercheurs ont donc procédé autrement. Sans se laisser intimider par l’ampleur de ce travail de fourmi, ils ont arpenté des champs de colza et de tournesol, et ont « ensaché », à la main, les fleurs de certaines parcelles avec des tulles aux mailles de tailles diverses. Certaines laissent passer les plus petits pollinisateurs, mais arrêtent les plus gros comme les abeilles ou les bourdons. D’autres interdisent l’accès des fleurs à tous les insectes, ne laissant que le vent faire le travail de pollinisation.

 

Résultat : confirmant des travaux précédents, publiés par d’autres équipes, les chercheurs du CEBC montrent que l’augmentation de l’abondance de pollinisateurs peut augmenter les rendements du tournesol de 20 % environ. « Sur le colza, ajoute M. Bretagnolle, augmenter d’un facteur dix l’abondance de pollinisateurs peut faire grimper le rendement de 34 %, ce qui est consi­dérable. »

 

Réputés se contenter du vent pour leur pollinisation, les oléagineux bénéficient donc grandement des services rendus par les abeilles, bourdons et autres papillons. Contrairement à une idée très ancrée, maraîchage et arboriculture ne sont pas les seuls à tirer parti de la pollinisation : certaines grandes cultures lui sont redevables également.

 

Le bio bénéficie-t-il au conventionnel ?

 

D’où les bénéfices rendus par les zones ou les systèmes agricoles qui permettent aux pollinisateurs de s’alimenter et de survivre. Et en particulier les prairies où la diversité florale est importante, ou encore les parcelles conduites en agriculture biologique. Mais là encore, la recherche à l’échelle du paysage complique tout.

 

Les travaux menés sur la zone atelier ont ainsi montré que la diversité florale d’une parcelle dépend autant du mode d’agriculture pratiqué dans la parcelle elle-même que des modes d’agriculture adjacents. « Typiquement, on trouve en moyenne une di­versité d’espèces florales deux fois supérieure sur les parcelles conduites en agriculture biologique, par rapport à ce que l’on trouve dans celles ­conduites en conventionnel, dit ainsi Sabrina Gaba, chercheuse au Laboratoire agroécologie de l’INRA, à Dijon, et qui travaille sur la zone atelier. Mais nous avons montré que les effets du paysage comptent énormément : la diversité est ­augmentée dans les paysages riches en parcelles bio et cette plus grande richesse est essentiellement le fait de la présence d’espèces rares, donc sans impact attendu sur la production agricole. »

 

Feuille de graines, placée dans une parcelle et relevée quelques jours après, le delta des graines manquante permet d'évaluer la présence de prédateurs.

 

Forts de ce constat, les chercheurs vont tester une hypothèse : l’existence d’externalités positives de l’agriculture biologique – c’est-à-dire de bénéfices collatéraux dont profiteraient les parcelles conventionnelles adjacentes.

 

L’hypothèse est plutôt à contre-courant des idées dominantes, qui considèrent que les champs bio, moins traités, sont des réservoirs à ravageurs et à pathogènes et qu’ils portent plutôt préjudice à leur entourage.

 

« Nous allons tester cela sur la zone atelier, en cherchant à savoir si l’agriculture biologique a, au contraire, un effet bénéfique sur les autres parcelles en servant de refuge à des pollinisateurs ou à des organismes auxiliaires, par exemple susceptibles de faire du biocontrôle [c’est-à-dire de la prédation des ravageurs] », ­explique Sabrina Gaba.

 

Soixante carrés de 1 kilomètre de côté ont été sélectionnés dans la zone atelier. Dans chaque carré, une proportion variable de surfaces conduites en agriculture biologique, de 0 % à 80 %, et trois parcelles-cibles à étudier : l’une en blé bio, une autre en blé conventionnel et une dernière en colza ou tournesol conventionnel.

 

Les résultats escomptés permettront de déterminer si l’agriculture bio a un effet bénéfique sur les parcelles adjacentes et, peut-être, d’estimer le bénéfice économique qu’en ont tiré – sans le ­savoir – les agriculteurs conventionnels.

 

Rémanence de certains pesticides

 

Pour cela, il faut aussi écarter tous les facteurs possibles de confusion. Et connaître finement toutes les pratiques des agriculteurs de la zone. Etre capable de savoir quels types d’intrants ont été utilisés, quand et en quelles quantités.

 

C’est un gigantesque travail de porte-à-porte et d’indexation. Tout l’historique des 15 000 parcelles de la zone atelier est dûment enregistré depuis la création de la zone atelier, voilà vingt-deux ans. L’effort pourrait sembler disproportionné en regard du bénéfice scientifique attendu : à quoi bon savoir ce qui s’est passé quelques années plus tôt sur une parcelle ?

 

Mais l’information ne permet pas seulement de suivre sur le long terme l’impact environ­nemental ou agronomique de la rotation des cultures. Il devient utile pour évaluer la rémanence de certains pesticides.

 

En 2013 et 2014, les chercheurs du CEBC ont mené une expérimentation sur du colza traité au thiaméthoxame (un néonicotinoïde). L’un des préalables à l’étude était de contrôler les quantités de substances retrouvées dans le pollen et le nectar des plantes traitées

 

« Or nous avons eu la surprise de dé­couvrir également de l’imidaclopride, un autre néonicotinoïde auparavant utilisé sur le blé, dit Fabrice Allier, ingénieur à l’Institut technique et scientifique de l’apiculture et de la pollinisation et associé au centre de Chizé. Parfois, on voit que du blé Gaucho [nom commercial du blé dont les semences ont été enrobées d’imidaclopride] a été planté il y a plusieurs années, mais que des résidus d’imidaclopride persistent dans le nectar et le pollen du colza planté aujourd’hui sur les mêmes parcelles. »

 

Effondrement massif des insectes

 

La découverte, publiée à l’automne 2015 dans la revue Proceedings of the Royal Society B, est d’autant plus surprenante que les taux d’imidaclopride retrouvés dans ces plantes mellifères, très attractives pour les abeilles, excèdent parfois les taux de thiaméthoxame détectés – molécule avec laquelle elles ont pourtant été traitées !

 

Les mécanismes de rémanence, de remobilisation et de transport de ces substances dans l’environnement sont encore peu connus. Un manque de connaissance fort dommageable, les néonicotinoïdes étant suspectés de produire des effets délétères de grande ampleur sur ­l’ensemble de la biodiversité – le cas de l’abeille ­domestique étant le plus médiatisé.

 

Sachets de thé ayant passé entre un et deux mois à 7 cm sous le sol afin de mesurer la capacité du sol à dégrader la matière organique, ils sont pesés avant et après l'expérience.

 

Malgré la forte implantation d’agriculteurs bio – près du double du niveau national – et malgré les dispositifs de maintien de la biodiversité rendus possibles par son classement Natura 2000, d’importants dégâts se font sentir dans la zone atelier.

 

Ils sont en accélération, et Vincent Bretagnolle suspecte l’impact des « néonics ». « Les derniers chiffres qui ont été publiés et qui montrent une augmentation récente de leur utilisation d’environ 30 % correspondent bien à ce que l’on voit dans la zone atelier, s’alarme le chercheur. Depuis 2012-2013, on assiste à un effondrement massif des insectes. Les populations de carabes, un petit scarabée qui est ici l’espèce la plus commune et qui remplit d’importantes fonctions écosystémiques, ont chuté de 90 % en vingt ans. Cette tendance, on peut l’observer sur un grand nombre de taxons [catégories d’êtres vivants] : pour l’alouette des champs, pour le campagnol, on est sur un rythme comparable d’effondrement. C’est très inquiétant. »

 

Le plus déprimant, pour les chercheurs, n’est pourtant peut-être pas tant de documenter le désastre que de produire des connaissances dont les décideurs semblent n’avoir que faire…

 

Un observatoire de la biodiversité et de l’agriculture

 

La zone atelier Plaine et Val de Sèvre appartient au réseau national des zones ateliers piloté par le CNRS. C’est une plaine céréalière au sud de Niort qui, pour moitié de sa ­superficie, bénéficie aussi du statut de zone Natura 2000, désignée pour la biodiversité remarquable des espèces d’oiseaux. Elle est étudiée depuis 1994. Elle associe quinze unités de recherche (INRA, universités), mais aussi des instituts techniques comme l’Institut technique de l’apiculture et de la pollinisation, et des agriculteurs. L’objectif de cet observatoire à long terme des pratiques agricoles et de la biodiversité est de produire et de diffuser des connaissances en agroécologie.

 

 

*(Chizé est situé près de Niort, dans les Deux-Sèvres, 79)

 


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Cour des Comptes, Note d'analyse de l'exécution budgétaire sur la Mission écologie, développement, mobilité, 2015
Les dépenses de 2015 et la gestion des crédits
La mission Écologie, développement et mobilité durables (EDMD) présente deux caractéristiques essentielles. D’une part, les crédits ouverts (11,10 Md€ en AE et 10,15 Md€ en CP) sont largement supérieurs aux crédits initiaux de la LFI (141 % des AE et 139 % des CP), en raison principalement de l’importance des reports de crédits et des fonds de concours en provenance de l’AFITF. D’autre part, les crédits budgétaires représentent moins de la moitié du financement des politiques publiques de la mission (8,3 Md€ sur un total de 17,6 Md€ incluant les dépenses des opérateurs pour 7,2 Md€ et les dépenses fiscales pour 2,1 Md€). Le taux de consommation des crédits ouverts est assez élevé, s’établissant à 83,4 % pour les AE et 96,8 % pour les CP. En matière de programmation, les seules évolutions notables des hypothèses de budgétisation ont concerné les programmes 203 – Infrastructures et service
Mission Ecologie-developpement-mobilite-
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REFONDER LA CONCERTATION PUBLIQUE, par Jacques Archimbaud, vice-président du Conseil National du Débat Public (CNDP), membre du conseil scientifique du PRé, 15-12-2015
Les démocraties modernes ont fait de grands progrès en matière de concertation, mais elles sont confrontées aux nouveaux défis de la complexité.
Les modèles progressistes fortement interpellés / Contexte spécifiquement français / Autour des conflits actuels, de nouveaux enjeux de valeurs / Autour des conflits, de nouveaux enjeux territoriaux ou d'échelle / Le débat public nouvelle génération / Débattre vraiment en opportunité, être très en amont / Débattre en opportunité : penser "territoires" / Parler à tous les citoyens / Garantir l'indépendance et la pluralité / Assurer le continuum après débat
ena ifore 10-12(1).ppt
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« L’Afrique peut devenir un laboratoire des énergies renouvelables », Alain Grangean (octobre 2015)
Grâce à la baisse des coûts et à l’amélioration des techniques, le photovoltaïque pourrait favoriser l’accès du plus grand nombre à une énergie pas chère dans beaucoup de pays pauvres, estime l’économiste Alain Grandjean, cofondateur du cabinet de conseil Carbone 4 et membre du Comité stratégique de la Fondation Nicolas-Hulot.
Entretien avec Jean-Claude Bourbon du journal La Croix, oct 2015
http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Afrique/Alain-Grandjean-
L'électrification de l'Afrique, A Grange
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100% d’Energies Renouvelables pour Tous

 

Communiqué de presse Greenpeace - septembre 22, 2015

 

Berlin, le 21 Septembre 2015 – Selon un nouveau rapport de Greenpeace, réalisé en collaboration avec le Centre aérospatial allemand ( DLR), l’investissement nécessaire pour parvenir à 100 % d’énergies renouvelables en 2050 est plus que couvert par les économies futures en carburant.

 

En 15 ans, la part des renouvelables dans la génération d’électricité pourrait tripler de 21% à 64% - environ les deux tiers de la production mondiale d’électricité pourraient venir des renouvelables. Même avec le développement rapide de pays comme le Brésil, la Chine ou l’Inde, les émissions de CO2 pourraient baisser de 30 gigatonnes à 20 gigatonnes dès 2030. [1]

Le scénario de la [R]évolution Energétique 2015 prévoit aussi que plus d’emplois seront créés dans le secteur de l’énergie, l’industrie solaire seule pouvant employer 9.7 millions de personnes d’ici 2030, soit 10 fois plus qu’aujourd’hui et autant que l’industrie du charbon. Dans le secteur de l’éolien, le nombre d’emplois pourrait augmenter à 7.8 millions sur la même période. 

Selon l’auteur principal du rapport, Sven Teske de Greenpeace : 

“Les industries solaire et éolienne sont arrivées à maturité et sont compétitives avec le charbon en termes de coût. Il est très probable qu'elles dépasseront l'industrie du charbon en termes d'emplois et de fourniture d'énergie dans la décennie à venir.

Il en va de la responsabilité des industriels de l’énergie fossile de se préparer à ces changements du marché du travail et d’agir en conséquence. Les gouvernements doivent gérer le démantèlement de l’industrie des énergies fossiles, un secteur qui devient de plus en plus obsolète.”

Chaque dollar investi dans un nouveau projet d’énergie fossile est très risqué en capital et a de grandes chances de  finir en investissement bloqué.”

Pour Kumi Naidoo, Directeur Exécutif de Greenpeace International, “Nous ne pouvons plus laisser le lobbying des énergies fossiles barrer le chemin des énergies renouvelables. 

J’invite tous ceux qui disent que c’est impossible à lire ce rapport; et à réaliser que non seulement c’est possible, mais aussi que la mise en oeuvre se fera au bénéfice de tous.”

La conférence de Paris, dans moins de six mois, offre aux leaders politiques une opportunité de prendre les mesures nécessaires pour combattre le changement climatique en accélérant la transformation du secteur de l’énergie vers 100% de renouvelables en 2050. 

Kumi Naidoo conclut “Selon le scénario de Greenpeace, l’accord de Paris sur le climat doit donner une vision à long terme pour éliminer le charbon, le pétrole, le gaz et l’énergie nucléaire d’ici au milieu du siècle, pour atteindre l’objectif de 100 % de renouvelables, avec une énergie accessible à tous.” 

 

[1] Lire le résumé exécutif du rapport.

Lire le rapport complet  (en anglais).

FIN

 

Contacts: 

Tina Loeffelbein - Political Communications Lead

Greenpeace Germany

Tina.loeffelbein@greenpeace.org

+49 151 167 209 15

 

Sven Teske - Senior Advisor

Greenpeace International

 Sven.teske@greenpeace.org

+49 - 171-87 87 552


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L'emploi dans la transition écologique, avis du Conseil économique, social et environnemental, juin 2015
Emploi_transition_ecologique, CESE.pdf
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« Vingt ans de lutte contre le réchauffement climatique en France : Bilan et perspectives des politiques publiques » (Avis du Conseil économique, social et environnemental, 20 mai 2015)
Lutte rechauffement climatique, Avis CES
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Le présent document, sans prétendre à l’exhaustivité, fait un Inventaire à la fin du premier trimestre 2015 des actions soutenues ou réalisées récemment (dans les deux ou trois dernières années) ou en cours à l’ADEME dans le champ de l’Economie Circulaire
note-ademe-actions-economie-circulaire-2
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« Mobilisation générale pour le climat vers la COP 21 et prise en compte des enjeux de la biodiversité » (Bibliographies du CRDD, Commissariat au développement durable, nov.2014)
Biblio Conférence environnementale 2014.
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Quelle France dans 10 ans ? (France Stratégie, juin 2014)
Quelle France dans 10 ans, France Straté
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Synthèse des débats (Conseil national sur la transition énergétique, nov. 2013)
Synthèse débats Conseil national transit
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Débat national sur la transition énergétique de la France (Juillet 2013)
Débat national Transition énérgétique.pd
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« Quel monde construisent les normes ? Quel monde à construire demain ? » (juillet 2013)
INTERVENTION de Marie-Hélène Aubert, conseillère pour les négociations internationales climat et environnement auprès du Président de la République, lors des 19è Controverses de Marciac (Juillet 2013)
Quel monde contruisent les normes MH Au
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« La politique de développement des énergies renouvelables » (Rapport public Cour des Comptes, juillet 2013)
Politique de développement des énergies
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« Redrawing the Energy-Climate MAP » (Agence internationale de l’énergie, juin 2013)
Prog Energie avec INT 24022015.pdf
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Rapport d’information parlementaire déposé par la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire sur la biomasse (19 juin 2013)
Rapport d’information parlementaire déposé par la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire sur la biomasse au service du développement durable
présenté par François-Michel LAMBERT et Sophie ROHFRITSCH, AN, le 19 juin 2013
Rapport parlementaire valorisation de la
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La néecessité de se doter d'une banque de la transition écologique (Fondation N. Hulot pour la nature et l'homme, oct. 2012)
Pour une banque-transition-ecologique (F
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La croissance verte :politique industrielle, innovation et financement (Dominique Bureau, Conseil économique pour le développement durable, 2011)
La croissance verte, politique industrie
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LES OBJECTIFS DE DÉVELOPPEMENT DU MILLÉNAIRE : QUELS FINANCEMENTS INNOVANTS ?
Avis du Conseil économique et social présenté par M. Jacques Lemercier et M. Georges de La Loyère (2006), rapporteurs au nom de
la section des relations extérieures et de la section des finances .
2006_22_jacques_lemercier_georges_de_la_
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Rapport public du fait religieux à l'école (Régis Debray, février 2002)
Rapport sur l'enseignement du fait relig
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LES EFFETS ENVIRONNEMENTAUX DU LIBRE ECHANGE
Symposiun Nord-américain octobre 2000, Commission de coopération environnementale (CCE)
Le débat entourant les coûts, les avantages et les conséquences à long terme du libre-échange et de la mondialisation de l’économie est passé au premier plan des préoccupations d’intérêt public. Parmi les principales questions visées par ce débat, on trouve l’incidence de la libéralisation du commerce sur la qualité de l’environnement, qu’il s’agisse d’effets environnementaux directs ou d’effets indirects, par exemple les répercussions des lois relatives au commerce, notamment celles qui découlent de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALÉNA) ou de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), sur les normes et réglementations nationales en la matière, instaurées au prix de nombreux efforts. Le travail visant l’évaluation des effets environnementaux du libre-échange est facilité par les améliorations majeures qui ne cessent de s’opérer.
Les effets environnementaux du libre-éch
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