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UN GEANT MECONNU : CHARLES GIDE (1847-1932), par Jérôme Saddier, Président du Crédit coopératif et d'ESS France

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POUR UNE ECONOMIE DE LA RECONCILIATION, de Jérôme Saddier, président du Crédit coopératif

 

   La critique (nécessaire) du néolibéralisme économique se présente trop souvent comme un rétrécissement de la pensée critique dans de larges secteurs de la gauche dite « radicale » ou même, pour une certaine part, au sein de la gauche plus traditionnelle. Comme le remarque le sociologue politiste et philosophe Philippe Corcuff dans son livre « La Grande Confusion », une quasi-théologie politique d’un Mal principal et unificateur nommé « néolibéralisme » a fini par affecter des secteurs importants de la gauche radicale ou autrement adjectivée, intellectuelle, associative, syndicale et politique, n’aidant guère à appréhender une pluralité de maux n’ayant au plus que des intersections et des interactions entre eux.

 

Le livre de Jérôme SADDIER vient à point nommé pour proposer aux Français, ainsi qu'à celles et ceux en charge de les représenter, une voie pour opposer à la privatisation du monde, à la marchandisation du vivant une politique de solidarité sociale, de droits pour tous les travailleurs, quelle que soit leur nationalité, leur couleur de peau et leurs identités, une politique de démarchandisation, mais aussi de décarbonisation de notre société, de respect de la « biodiversité » (autrement mieux dit, de la diversité de la vie), une politique de la cura, du soin de l’autre, du don et des biens communs essentiels.

 

Le livre de Jérôme SADDIER, s'il nous fait mesurer en creux la longue marche, souvent laborieuse, souvent mal-comprise et souvent semée d'embûches de l'Economie sociale en France depuis l'ère quasi héroïque inaugurée en 1982 par Pierre ROUSSEL premier Délégué à l'Économie sociale (Ministère du Plan et de l'aménagement du territoire), a de quoi regonfler les ambitions et accélérer les réalisations. Il a de surcroît une haute portée pédagogique, non négligeable : il est susceptible de contribuer à mettre fin à l’extrême droitisation des débats publics en donnant à penser et à voir du positif.

 

   « Pour une économie de la réconciliation » ouvre ni plus ni moins qu'une possibilité de réinvention sinon d’une gauche, qui

a oublié que le socialisme de Jaurès reposait sur trois piliers, parlementaire, syndical et coopératif, du moins d’un mouvement de progrès et d’émancipation, d'inspiration proudhonienne, notamment dans son idée "d'équilibration des contraires", mais terriblement actuelle dans son urgence et sa nécessité...

 

DL

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